Melting-Trip

Un parfum d’Erasmus

13 septembre 2009 · 4 commentaires

Déjà une semaine passée dans cette petite ville de Poitiers et on ne peut pas dire que j’ai chômé. Arrivé dimanche soir par le train de minuit (bizarrement blindé d’ailleurs), chargé comme un mulet, j’ai juste eu le temps de ranger mes affaires qu’il faut déjà dormir : cours à 9h15 le lendemain. Commence alors une semaine de folie, tellement chargée que je n’ai pas eu le temps de visiter la ville.

Ça fait bizarre de reprendre les cours. Assis dans un amphi, prenant de notes sur un cahier, avec un stylo. Se concentrer, intervenir. Tout est pareil et en même temps tellement différent. L’année de césure a fait son effet et donne une autre dimension au discours des intervenants. Il faut dire que ces derniers sont cool : la trentaine, début quarantaine, terre à terre, accessibles, comme si on avait l’habitude de les côtoyer. La spécialisation a aussi ceci de bien qu’elle regroupe des personnes avec des intérêts homogènes, des demi-geek en occurrence. Quelques fois je me dis que si j’avais eu ce recul tout au long de ma scolarité, je serais… au même point. Oué, bizarrement je suis persuadé que ces choses doivent faire leur petit bonhomme de chemin dans nos têtes. Le tout est toujours suivre son instinct parce qu’à une époque où de plus en plus d’emplois sont délocalisés ou automatisés, si l’on ne parvient pas à insuffler de sa créativité et de sa passion, il est difficile de reconnaître sa valeur ajoutée.

Jeudi, pas cours. L’occasion de dormir profondément et de rattraper les heures de sommeils perdues la veille à cause du cours de conduite à 8h du mat. Attention à ne pas trop trainasser quand même, les projets doivent commencer et le mémoire de fin d’études doit continuer. Le soir, « appartathon » ou « tournée des colocs ». Comprenez, les premières années se divisent en groupes, infestent les colocs pour se faire « intégrer ». Bonne soirée mais qui s’est finie encore un peu tard surtout pour le cours de 9h15 du lendemain, ajouté à cela, le cours de conduite entre midi et deux.

Vendredi soir, enfin le répit. L’occasion de faire plus amples connaissances avec mes colocataires : Aiko, Japo-Italiano-Franco-chilienne, Victoria et Ricarda, 2 Allemandes, Alex, un Allemand, Jasper le Hollandais et Romain, un Français. Du coup, en plus des cours, je dois aussi parler un peu anglais à la maison. On a beaucoup de choses à se raconter et puis il faut sans cesse se mettre d’accord sur le fonctionnement de la maison, notamment la cuisine : règle n°1, la seule que j’ai retenue, ceux qui ne cuisinent pas, font la vaisselle… vive les grosses salades (pas besoin de machines, juste des légumes frais du marché du samedi matin). C’est très agréable d’avoir autant de personnes à diner, l’ambiance est terrible, disons que je me rattrape un peu du fait de ne pas être partis pour un semestre à l’étranger.

Samedi touristique : j’ai beau être installé depuis une semaine je n’ai pas vu grand chose de Poitiers, du coup je suis allé faire du tourisme avec… mes colocs étrangers, le temps de me rendre compte que Poitiers est vraiment petit. Dimanche matin sportive : Le parc Blossac se trouvant à cinq minutes, je n’ai pas trouver d’excuses pour sécher ma petite heure de jogging, l’occasion de tester mes nouvelles ASICS, achetés la veille avec Jasper. Dimanche après-midi studieuse ponctuant une journée très ensoleillée, comme toute la semaine d’ailleurs. Ah la vie étudiante… Rien de telle.

Notre Dame

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The change we need

1 septembre 2009 · Laisser un commentaire

changeS’il y a bien un mot à la mode pendant la saison 2008/2009, c’est le « changement ». Après le « changement climatique » [qui en fait était là depuis toujours], nous avons eu la « crise économique » [qui était quand même latente] puis une « grippe pandémique » et enfin … Bordeaux champion de France. Autant de bouleversements qui nous ont sorti de notre routine, comme si on voulait nous rappeler que ça faisait trop longtemps qu’on était en train de faire de la merde. Et comme apparemment les guerres ne nous gênaient pas tant que ça, l’univers décidé de nous envoyer 3 wizz, juste pour nous rappeler que notre Histoire est faite de changements, de révolutions et surtout d’évolutions. Bien sûr, nous ne pouvons pas tous prétendre pouvoir inventer l’imprimerie, la machine à vapeur, la fibre optique ou le langage HTML mais ces innovations n’ont contribué à notre évolution que parce que nous avons su nous adapter et les adopter à notre avantage. Aussi, vais-je moi aussi opérer à quelques changements à mon modeste échelle d’étudiant.

Alors que j’ai l’impression que c’était hier que j’ai eu mon bac, me voilà déjà sur le point de vivre ma dernière année en tant qu’étudiant. Ouf, encore une année à manger au R.U, à bénéficier des APL, à profiter des après midi sport et des voyages scolaires. Comme quoi, le statut d’étudiant n’est pas forcément nul. Et pourtant il faudra bien se résoudre à laisser tout ça derrière soi, car la jungle de la vie active et ses prédateurs pointent déjà le bout de leur nez. La solution, se tenir prêt. Après tout, c’est ce à quoi nous nous préparons depuis ce matin traumatisant au cours de laquelle un de nos parents nous a laissé entre les mains de la maitresse. Se former, acquérir des connaissances, se mettre au diapason des besoins du marché, tel est le but de toutes ces années. L’heure est [presque] venue de partir pour la grande aventure de la Life. Mais avant, quelques changements majeurs s’imposent :

  • Sayonara Nagoya, bonjour Poitiers. Après avoir passé un an au sein de la grande maison bleue pour bâtir une planète plus intelligente, il s’est révélé à moi qu’une des clés pour relever les futurs défis de notre planète réside dans les nouvelles technologies et plus précisément dans l’I.T. J’ai donc décidé de me préparer à relever ce défi en peaufinant ma formation dans la mise en œuvre de ces technologies auprès des entreprises. Il se trouve que mon école propose une spécialisation qui traite ces thématiques, celle-ci se trouvant sur le campus de Poitiers. Une décision a priori pas facile à prendre (le Japon c’est trop stylé) mais qui finalement s’est imposé aux points.

  • Adieu PC, bonjour Mac. Eh oui, exit les virus, le bruit de la machine qui démarre trop lentement, les processeurs jamais assez puissants pour supporter les multiples applications, Internet Explorer préinstallé sur l’ordinateur. Bonjour Design, à l’O.S conçu sur mesure pour le hardware, à la technologie la plus verte en matière d’ordinateur portable, à l’autonomie accrue et à la protection quasi sans faille. Bienvenue dans un monde soucieux de la finition, tourné vers la communauté des utilisateurs. Simple, instinctif, aboutit, le state of the art du moment. C’est avec humilité que j’entre dans cette communauté et avec détermination que je m’éforcerai d’en tirer le meilleur.

Bien sûr, cela ne va pas sans une période d’adaptation, c’est pour cela qu’on nous enseigne « la conduite du changement ». Schumpeter parlait de « destruction créatrice », l’heure venu de bousculer près d’un demi-siècle d’habitudes et de monopoles pour se préparer aux grands défis de demain. Car ultimately, c’est celui qui saura le mieux s’adapter qui survivra.

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