Melting-Trip

London-Trip

19 avril 2009 · Laisser un commentaire

Après les urgences et les quelques échéances du mois d’avril, j’ai pris mon petit sac pour un petit week-end bien mérité outre manche with the sunshine of mine, direction St Pancras station, London. Pour une fois, tout s’est passé sans encombre : pas [trop] de retard à la douane (comme c’est souvent l’usage pour un bledien), rien d’oublié et pas eu besoin d’ajustements de dernière minute. L’hôtel, stylé : Juste en face de la cathédrale St Paul, accueil 24h/24 avec la possibilité faire ton check in tout seul, des machines sont à ta disposition : tu rentres ton numéro de dossier et tes codes et elles te sortent ta petite carte de chambre (au lieu de ces grosses clés que tu ne sais jamais où mettre). Sinon le personnel, très accueillant d’ailleurs, est là pour t’aider. Conciergerie gratuite, magazines stylés, genre Time, gratuits, accès gratuit à la salle de sport, à Internet, 16 chaines de télé gratuites + des chaînes de cinéma à la demande moyennant extra charges le tout en V.O. Un mini bar, un frigo, un micro onde, une grande salle de bain, plein de petites consignes pour éviter de faire appel à des services inutiles et énergivores (un hôtel DD) et un lit queen size pas trop moelleux ni trop dur. Bref tout était fait pour que je ne sorte pas de l’hôtel. Et ce n’était pas le sale temps du lendemain qui aurait pu me faire me lever but whatever, welcome to London.

Au programme : pas de musées ! Et faire rapidement les sites touristiques «incontournables». Faites Big Ben ou Harrods un samedi après-midi et vous comprendrez pourquoi. C’est pire que Chatelet un samedi après-midi d’été avec un incident sur le RER A. D’autant plus que les rues et les quais de métro de Londres sont assez étroits. Mais ce n’est rien comparé à la VNRitude que tu ressens quand tu te rends compte que tout le monde autour de toi, en fait, parle français. Cela dit, le passage à Westminster valait le détour, ne serait-ce que pour voir la manifestation, sous la statue de Churchill, pour demander le soutien de l’armé britannique aux Tigres Tamoules. L’occasion de souligner l’importance de la communauté indienne aux UK. Ne revenez pas de Londres sans être allé manger dans un resto Indien ! Et goûtez le meilleur de tous, le Punjab. Un moment de pur bonheur après une journée de marche juste à la sortie de Soho, un des quartiers que j’ai bien kiffé. A deux pas de Chinatown et pas plus loin de Piccadilly Circus c’est ce qu’on appelle un quartier animé : des sex-shop en tout genre à chaque coin de rue, des magasins vintage, des librairies et autres disquaires toujours avec des thèmes retro. Sans parler des théâtres qui reçoivent presque tous les soirs des comédies musicales, grande spécialité locale. D’ailleurs les couloirs des métros sont tapissés d’affiches de comédies musicales en tout genre arborant fièrement les étoiles accordées par les critiques et toujours agrémentés de quelques citations bien formulées. Soho c’est aussi des restaurants, des buffets à volonté, des bars à cocktail et des Pub pour tous les goûts (gays, straight, Singles, French, Ricain) whoever you are, Soho will make you fill somehow at home, c’est une des choses, je pense, qui rend Londres si attachant. A défaut d’avoir une gastronomie propre, Londres a son English Breakfast (du bacon au petit déjeuner … Awesome) et cette grande qualité d’offrir un large éventail de choix venus du monde entier. Un petit tour à Borough Market finira de convaincre ceux qui en doutent. Situé au bord de la Tamise à une promenade du Shakespeare Globe, ce petit marché est un vrai melting-pot de saveur où les BBQ ne sont pas chers, où tu peux déjeuner à la fois Grec, Indien et Thai, le tout dans un espace de 30m². Convivial, vivant, un régal pour les narines et les papilles, à kiffer avec un smothie artisanal qui parvient à vous transporter sous les tropiques malgré la grisaille.

Londres, un concentré de plaisirs différents. Les sites touristiques sont assez proches les uns des autres donc presque tout peut se faire à pied. Ça permet de se perdre sans avoir peur de devoir trop marcher. Et c’est souvent en se perdant qu’on découvre les petites perles. Partout fleurissent de petits magasins indépendants qui proposent des trucs presque collector. Il y a beaucoup de petits restos old school comme chez Ed’s qui propose de faire une halte dans un dining sur une petite aire d’autoroute quelque part aux States pour manger sur des banquettes stylées et être servi par Sandy, la meuf de Grease. Même Notting-Hill a son petit côté pop. Passés les quartiers riches et leurs maisons mondialement célèbres, on peu trouver une petite rue commerçante avec des friperies, des magasins de vinyle d’occasion et des petits fast food pas chers. Mais c’est vraiment dans la périphérie de Londres, quand tu commences à entrer en Zone 3 ou 4 avec toutes les cités qui te rappelle vaguement la révolution industrielle, le taylorisme, les usines tout ça… que tu sens le plus la vie. J’ai toujours trouvé que les grandes villes avaient ce je ne sais quoi de « vitrine ». C’est très frappant à Rome, ça l’est moins à Paris. Toujours est-il qu’un petit détour en banlieue est pour moi, un passage obligé. C’est d’ailleurs en descendant à Shepherd bush, à côté du centre commercial Westfield, un des plus grands d’Europe, que j’ai dégusté et savouré un English Breakfast digne de ce nom, trop bon ! Consistant, pas cher et le tout, même le bruit de fond, en V.O. Vous y trouverez également plein de buffet asiatique pas cher, veillez toutefois à vérifier que le ICRC soit supérieur à 0,3. Le ICRC ou Indice de Contrôle des Restos Chinois est le rapport entre le nombre de clients chinois et la clientèle totale du restaurant (CC/CT), prenez en compte la queue s’il y en a une. Beaucoup de gens se font carotte Rue St Anne négligeant l’importance de cet indice.

3 jours, ce fut court, surtout quand le soleil ne pointe son nez qu’à midi, le dernier jour. Mais j’ai déjà la conviction que j’y retournerai et cela dans les 5 prochains mois. Je n’ai pas pu voir la vie active des Londoniens. Il faut dire qu’à pâcques, ceux-ci devaient être… en France. Et ça s’est fait ressentir à la City, le nerf de la finance, là même où les salary men en costume serrent les fesses, hantés par l’épée de Damoclès au dessus du système sur lequel tient leur taff. Tant pis, je réserve mon sourire sardonique pour la prochaine fois. Au programme : retour à Greenwich pour une petite visite, la [evil] City et Spring Awakening. See you London.

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