Banques : « Damn, avec tous les risques qu’on a pris avec ces prêts hypothécaires, on va avoir du mal à faire d’autres prêts. On a beaucoup de créances, c’est vrai, mais pour l’instant ce n’est pas du vrai argent. Et on est obligé d’en avoir un minimum sinon on ne peut pas faire d’autres prêts. Comment on va faire ? »
Un financier : « J’ai peut être la solution…»
2. Episode 2 – Merde Crise Boursière Internationale
Un financier: « J’ai peut être la solution. La Titrisation »
Banques : « La Titrisation ? C’est quoi ? »
Un financier : « Héhé, c’est un truc stylé qui va vous permettre de vous débarrasser de vos créances et de les transformer en argent directement. »
Banques : « Stylé ! Comment on fait ? »
Un financier : « C’est simple, vous allez transformer vos créances en titres et les vendre sur le marché financier, la bourse. Comme ça, ce n’est plus vous qui allez devoir supporter le risque : que les pauvres à qui vous avez prêté de l’argent ne puissent rembourser. »
Banques : « Ouais mais qui va accepter d’acheter ces titres risqués ? Si nous n’en voulons plus, pourquoi les investisseurs qui achètent en bourse en voudraient ? »
Un financier : « T’inquiète, pour ça, on va réduire le risque. Comment ? Tout simplement en séparant une créance en plusieurs titres. Ces titres seront ensuite répartis dans plusieurs portefeuilles contenant d’autres titres. Et en fait, on va leur vendre un panier composé de titres différents, à niveaux de risques différents. Et comme sur le marché financier on évalue approximativement la moyenne du risque couru, le risque porté par nos paniers sera faible grâce aux autres titres. Ça suffira à convaincre les spéculateurs de la bourse à acheter nos paniers. »
Banques : « mouais, c’est tordu mais, ok. Comme ça on transforme nos créances en argent qui nous serviront de garanties pour pouvoir recommencer à prêter VNR, ok, vas-y mets tout dans tes paniers là et mets les sur le marché financier ».
Pauvres Banquiers, penser ainsi qu’ils allaient pouvoir se débarrasser de leurs créances sur le marché financier. Etaient-ils au courant que ceux qui rachetaient ces titres n’étaient autres que des fonds d’investissements, des établissements tenus eux-mêmes par… des BANQUES ?
En tout cas, ça a fonctionné, du moins au début. Tout le monde achetait : particuliers, banques et entreprises du monde entier, grâce au risque mal évalué [qui peut savoir, en effet, qu'un ménage n'allait pas pouvoir rembourser sa maison ?] et considéré par défaut comme faible par les établissements financiers. Bientôt, presque tous les gros joueurs en bourse allaient être contaminés par ces titres toxiques, présents un peu partout dans les paniers d’actifs qu’ils achetaient.
Mais un jour, la crise des « Subprime » arriva : les taux d’intérêt augmentèrent, le prix de l’immobilier diminua, les ménages ne purent plus rembourser leurs dettes et donc les banques et les Boloss spéculateurs qui devaient être remboursés de leurs créances ou de leurs titres se retrouvaient dans la merde. Ils tentèrent tous de refourguer leurs titres mais en vain, la nouvelle selon laquelle, les titres issus des Subprimes étaient de la carotte s’est répandue très vite et le marché financier a été pris de panique. Les gros de la finances étaient criblés de dettes irrécouvrables, faisaient faillite, les banques ne prêtaient plus, les investissements ne se faisaient plus et enfin la valeur (Dow Jones, CAC 40, FOTSIE, NIKEN…) de tout ce qui se trouvait sur le marché financier, chuta considérablement. C’est ce qu’on appelle une merde crise boursière internationale.